Le Prix Jakin : nous le décernons (à titre purement honorifique) quand nous dénichons une perle rare, une merveille, à lire, relire et faire lire. Certaines années ont été plus riches que d'autres : privilégiant la qualité du choix, nous ne le décernons pas chaque année, mais seulement quand nous avons un vrai coup de coeur !



Nous avons décerné le Prix Jakin 2013 à Andrus Kivirähk pour 'L'homme qui savait la langue des serpents', un style très surprenant et plein d'humour ... Vous pouvez bien sûr l'acheter sur notre site.



2013 : Andrus Kivirähk : L'homme qui savait la langue des serpents. Attila/Le Tripode

Un style très surprenant et plein d'humour, un imaginaire foisonnant, des personnages hauts en couleur... Un conte fantastique en même temps qu'une métaphore acerbe sur l'avancée de la modernité.


2011 : Diane Meur : Les villes de la plaine. Sabine Wespieser

Entre drame, roman d’amour et fable rationaliste, conte antique et satire politique… un texte superbe, très riche, un univers plein de sensibilité et de belles images.


2010 : Armand Farrachi : Michel Ange face aux murs. Gallimard

"...Il fallait peindre, et peindre encore, jusqu'à la nausée, peindre dans l'inconfort de postures forcées, peindre debout, assis, agenouillé ou accroupi, raidi par l'immobilité, muscles contraints, tête baissée..." Mais, d'autre part, "la création des formes apaise la violence du monde et protège un peu de ses assauts.... Dans la peinture, enfin, le monde se tait".


2009 : Maud Lethielleux : Dis oui, Ninon. Stock

A neuf ans, Ninon observe le monde avec malice et se moque des idées toutes faites. Quand ses parents se séparent, elle choisit la vie de bohème avec son père, Fred. Ensemble, ils construisent une maison de bric et de broc, traient leurs chèvres, vendent leurs produits au marché, oublient l'école et Mme Kaffe, l'assistante sociale...


2007 : Stieg Larsson : Millenium. Acte Sud (traduit du suédois)

La trilogie, aujourd'hui traduite dans 25 pays, qu'on ne présente plus. En 2007, Stieg Larsson était un illustre inconnu, et Lisbeth Salander avait beaucoup à nous apprendre...


2006 : Goran Petrovic : Le siège de l'Eglise Saint-Sauveur. Seuil (traduit du serbe)

A travers trois récits qui se répondent du XIII° siècle à nos jours, Goran Petrovic crée une oeuvre poétique qui joue avec la notion d'espace-temps, le langage, l'histoire de la Serbie, les genres littéraires et, de surprise en surprise nous livre une histoire d'une beauté inouïe. Un livre digne du qualificatif de chef-d’œuvre...


2004 : Ann Paker : Un amour de jeunesse. Boréal (traduit de l’anglais)

Carrie Bell a vingt-trois ans. Elle a toujours vécu dans la même ville ; n’a eu qu’une seule meilleure amie et qu’un seul petit ami, un garçon sérieux, sympathique, qu’elle a connu à l’école secondaire. Mais un jour, sa vie commence à lui paraître étriquée, suffocante même, et elle songe à tout quitter. Tout… ce qui veut aussi dire Mike, son fiancé. Et c'est le drame : Mike est victime d’un accident, le quitter devient impossible, quoique plus urgent que jamais. Grâce à l’élégance de l’écriture, à sa construction implacable, à la subtilité des émotions qu’il traduit, ce roman marque l’émergence d’une romancière prodigieusement douée.


2002 : Christian Pernath : Dernière visite. Albin Michel

" Tous deux étaient fort nobles ; on les disait parmi les plus beaux garçons de Milan ; ils n'avaient pas vingt ans. L'un se nommait Gianfranco Chiggi ; l'autre Alessandro Tosca. Ils étaient amis. Ils se disaient frères. On les savait inséparables. " S'ils se sont juré fidélité, c'est pourtant une femme qui va les séparer. Mais les années qui passent et les exils successifs ne leur feront jamais oublier cette amitié plus forte que tout. Un jour viendra l'heure de la dernière visite. Le premier roman de Christian Pernath, œuvre rare et intemporelle dont l'élégance et la sobriété révèlent un grand auteur.


1999 : Kressmann Taylor : Inconnu a cette adresse. Autrement (traduit de l’anglais)

1932. Martin, un Allemand, et Max, un juif américain. Unis par des liens plus qu'affectueux - fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. C'est leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce petit livre, écrit par une Américaine en 1938, et salué à l'époque aux États-Unis comme un chef d'oeuvre. Incisif, court et au dénouement saisissant, ce livre capte l'Histoire avec justesse. C'est un instantané, une photographie prise sur le vif qui décrit sans complaisance, ni didactisme forcené, une tragédie intime et collective, celle de l'Allemagne nazie.


1999 : O. Grojnowski : La semaine des 7 Noël. Casterman (Bande dessinée)

Paris, 2041. La crise, la misère. Pour relancer l'économie, le gouvernement impose une mesure désespérée : la semaine des 7 Noël. La fête devient obligatoire, il faut offrir à ses proches (2 cadeaux minimum, et obligation de s'amuser) ce que l'on n'a plus les moyens de s'acheter pour soi-même. Humour noir en deux couleurs, rouge et blanc, comme le Père Noël...


1998 : Ahmadou Kourouma : En attendant le vote des bêtes sauvages. Seuil

Lors d'une cérémonie purificatoire en six veillées, se dévoile l'histoire du général Koyaga, 'président' de la République du Golfe. Au récit de cette vie, mené par le griot et son bouffon, s'adjoint l'histoire des proches du dictateur : sa mère, Nadjouma, qui tient ses pouvoirs d'une météorite et les fait partager à son fils, et le marabout au service du tyran, qui protège son maître des complots ourdis pour le renverser. Jouant sur les traditions, les mythes et les peurs ancestrales liées à la magie, le despote a assis son pouvoir sur l'ensemble du pays et a bâti sa propre légende, mais les mains couvertes de sang... Conte fantastique, chronique historique et politique, ce roman est un portrait féroce et plein d'humour de l'Afrique d'aujourd'hui.


1997 : Michel Del Castillo : La tunique d'infamie. Fayard

La Tunique d'infamie n'est pas un roman historique sur un inquisiteur, pas davantage la description sang et or, toujours complaisante, d'une Espagne des bûchers et des tortionnaires en proie à l'hystérie nationale-religieuse, traquant le juif converti sous le chrétien dévot, le musulman sous le morisque, la sorcière sous la femme, l'hérétique sous le lettré. Comme tous les romans de Michel del Castillo, celui-ci creuse, par l'écriture, le mystère d'une histoire singulière -qui suis-je ?- de telle façon qu'elle se mêle à l'histoire plurielle de ses lecteurs : que l'improbable "je" devienne enfin, dans le travail de deuil de la littérature, un "nous".


1995 : Michel Folco : Un Loup est un Loup. Seuil

Des cinq, Charlemagne était le plus doué, le plus tenace. Et filleul de la châtelaine, tout fils de sabotier qu'il fût. Mais quand leur père est mort de la rage, les enfants ont été dispersés, et lui s'en est allé vivre parmi les bêtes dont il connaissait le langage. Les pires, les loups. Les pires et les meilleures, ou plutôt ni l'un ni l'autre. Dans la marge du Roman de Renart qu'il a emporté dans la forêt, Charlemagne note : " Un loup n'est pas cruel. Un loup est un loup, c'est tout... " Aventure, précision du détail, humour noir et jubilation à chaque page.


1995 : Alain Ayroles (scénario) et Bruno Maïorana (dessin) : Garulfo t. 1 : De mares en châteaux. Delcourt (Bande dessinée)

Garulfo est une grenouille. Elle –ou plutôt ‘il’, malgré le féminin du nom de son espèce, qui l’exaspère–s’extasie devant les réalisations grandioses des hommes, en pestant dans sa mare sur sa condition de modeste batracien. Une sorcière complaisante va exaucer son vœu et le transformer en homme. Prédateurs voraces, sorcière hideuse et princesse vindicative n'arrêteront pas Garulfo, l'ambitieux amphibien...


1993 : Jørn Riel : La vierge froide et autres racontars. Gaïa (traduit du danois)

De son séjour dans les années 50 chez les trappeurs du Groenland, Jørn Riel a rapporté ses célèbres racontars. Selon Riel lui-même, un racontar, « c’est une histoire vraie qui pourrait passer pour un mensonge. A moins que ce ne soit l’inverse ».
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